top of page
 

 

Les autres lances au Moyen Age

 

 

  • La Lance d’Antioche 

​

Elle est découverte le 14 Juin 1098 par les croisés lors de la prise d’Antioche. On lui attribue la mise en déroute l’armée de Kerboga par les croisés.

 

 Il existe trois versions historiques retraçant la découverte de cette relique:

 

  • La version provençale

Bohémond, Raymond de Saint-Gilles, Robert et Eustache comte de Boulogne, écrivent une lettre au Pape Urbain II (1088-1099) pour l’informer de la prise d’Antioche et de la découverte de la relique. C’est à Raymond de Saint-Gilles et Pierre Barthélémy que Saint André apparaît pour indiquer l’emplacement de la relique enfouie.[1] Raymond d’Aguilers, Robert le Moine, Sigebert de Gembloux, Pierre Tudebode, Pascal II prennent parti en faveur de l’authenticité de l’évènement miraculeux, mais Raoul de Caen, Foucher de Chartres, les Gesta Francorum sont de l’avis contraire.[2] On décide de mettre Barthélémy à l’épreuve du feu du 8 Avril 1099 devant Archis pour s’assurer de sa bonne foi: il succombe piétiéné selon les uns, brûlé selon les autres.

 

  • La version flamande

Dans la charte de Baudri de Sarcinivilla, évêque de Tournai et de Noyonce, ce serait à Robert que Saint André a fait une apparition pour lui indiquer l’emplacement de la Lance.[3]

 

  • La version arménienne

D’après Matthieu d’Édesse, ce serait Saint Pierre qui serait apparu à « un Français très dévot Â» pour lui révéler où est cachée la Lance.

En 1099, le comte de Saint-Gilles revient en Europe non sans donner la Lance Ã  l’empereur des Grecs Alexis, sans doute en dépôt.

En 1101, le comte retourne en Asie avec la sainte Lance pour conquérir Tripoli. La Lance sera perdue provisoirement, lors de l’attaque de l’armée des Croisés près de Nicée, par le sultan Kilidje Arslan qui ne laissera que trois cent hommes vivants dont Saint-Gilles. Ce dernier se rend à Antioche, où il sera jeté en prison par Tancrède.[4]

Finalement, Raymond de Saint-Gilles conserve la Lance. Barthélémy lui demande au moment de sa mort d’envoyer la Lance près d’Arles, d’y ériger une église(Mons Gaudii) pour abriter la relique. Mais Raymond l’offre à l’empereur Alexis.

 

Concernant l’identité de cette lance, l’historien arménien Vartan (†1271) affirme qu’il s’agit non pas de la vraie Lance qui perça le côté du Christ à sa mort, mais de la Lance de Bérythe, c’est-à-dire, celle « avec laquelle les Juifs percèrent par dérision l’image du Sauveur, d’où il sortit du sang et de l’eau, comme du côté véritable du Christ. Â»[5] Il fait référence à la Lance de Bérythe (Beyrouth) et fait référence à un évènement qui s’est produit au 4ème siècle, sous Constantin II, dont parlait Athanase d’Alexandrie.[6]

 

 

  • La Lance d’Etchmiadzine                 Pour voir une photo, cliquez ici

​

Un manuscrit du 13ème siècle affirme que la Lance perdue en 1101 lors de l’attaque des croisés par le sultant Kilidje Arslan, en d’autres termes la Lance d’Antioche, est en Arménie.

 

Il en fait la description: « Sa tête est effilée et arquée, pointue comme celle d’une pique aiguisée ; le milieu aplati de quatre doigts de largeur, orné par les anges (ou formé par les anges) et creusé en forme de croix et les morceaux creusés sont cloués par quatre Clous sur les deux côtés de la face de la sainte Croix, comme le  Rédempteur était cloué sur la sienne. Et le pommeau de la Lance en forme de brique hexagone, et en bas, la hampe de la Lance, jusqu’à quatre doigts, n’a aucune sculpture ou ornementation, elle est tout à fait intacte et légale. Â»[7]

 

La Lance (Geghard en arménien) d’Etchmiadzine a les caractères d’une Lance d’enseigne et non d’une arme de guerre conformément au témoignage du contemporain Théofrid d’Echternach. Ce n’est donc pas la Lance qui a percé le côté du Christ.

 

On peut voir un dessin de la Lance d’Etchmiadzine, dans l’ouvrage de Mély.[8] Ce dernier est persuadé que la Lance d’Etchmiadzine est celle d’Antioche. Perdue lors de la bataille de 1101, elle arrive tout d’abord, au monastère de Kiékart, non loin d’Erivan, puis est déposée et conservée au monastère d’Etchmiadzine.[9]

 

Le Pape Benoît XIV (1740-1758) déclara que c’était une fausse relique. Actuellement, la Lance d’Etchmiadzine est conservée au Musée Manougian.[10]

 

 

 

 

 


 

[1] Mély F., Exuviae, p. 48.

 

[2] Idem, p. 49.

 

[3] Ibidem, p. 50. 

 

[4] Ibidem, p. 52.

 

[5] Ibidem, p. 58.

 

[6] http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Lance Lien valide le 29 Avril 2010.

 

[7] Mély F., Exuviae, p. 56. Voir à ce propos, le manuscrit arménien, n° 74 ff°s 145-147.

 

[8] Idem, p. 59.

 

[9] Ibidem, p. 62-63.

 

[10] http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte_Lance Lien valide le 29 Avril 2010.

 

 

 

 

 

 

La relique de la Lance (2)

Pour lire la suite cliquer ici

bottom of page