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Description

 

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1-vers 570, à Jérusalem, au Saint-Sépulcre, Antonin de Plaisance écrit que l’on y conserve le Roseau dans une des chapelles de l’atrium de la basilique avec les autres reliques de la Passion. (Frolow A., 35)

2-vers 793 ou en 944 ? L’abbaye Saint-Pierre de Flavigny, reçoit de l’abbé Foulcher ou Apollinaire, une relique du Roseau. Dor P., Reliquaires de la Passion, p. 181.

3-en 799, d’après le Liber Constitutione de Charroux, datant paléographiquement du 12ème siècle, Charlemagne reçoit du Patriarche de Jérusalem des reliques, qu’il offre au comte Roger gouverneur de Limoges, qu’il donna au monastère de Charroux « de arundine in qua fuit circumligata. » Mély F., Exuviae, p. 185.

4-après 1053, au couvent de Benedicbeuern, en Bavière, un inventaire cite un fragment du Roseau. (Frolow A., 222)

5-datant du 12ème siècle, à Paris, anciennement collection Spitzer, deux plaques sont pourvues d’une inscription mentionnant peut-être la relique du Roseau: ar[undinis] (Frolow A., 420)

6-vers le 12-13ème siècle, dans l’abbaye de Grandmont, est une grande croix pourvue d’une inscription mentionnant la relique du Roseau. (Frolow A., 440)

7-le 17 Août 1205, dans la cathédrale Saint Etienne d’Halberstadt, en Allemagne, d’après l’Anonyme d’Halberstadt, l’évêque du lieu y dépose notamment une relique du Roseau. (Frolow A., 459)

8-Vers 1205, la cathédrale Notre-Dame de Soissons, reçoit de Nivelon de Cherisy (1176-1207), évêque de Soissons, entre autres reliques, un fragment du Roseau. Dor P., Reliquaires de la Passion, p. 175.

9-après Juillet 1207, à Courtrai, en l’église Notre Dame, Simon de Beaumont apporte une relique du Roseau originaire du Palais de Constantinople. (Frolow A., 474)

10-1214, à Cleveland, au Museum of Art, un tableau-reliquaire est pourvu d’une inscription désignant la relique du Roseau. (Frolow A., 494)

11-vers 1217, à l’abbaye de Clairvaux, l’abbé Guillaume fait confectionner un reliquaire pour abriter notamment une relique du Roseau. (Frolow A., 496)

12-vers 1224-1232, à l’abbaye de Clairvaux, l’abbé Raoul de Pins de la Roche Aymon fait fabriquer deux staurothèques, chacune renfermait notamment un fragment du Roseau. (!) Une des deux staurothèques est faite de plusieurs anciens reliquaires, et les reliques qu’elle contient proviennent d’un reliquaire du Comte de Flandre. (Frolow A., 511)

13-vers 1224-1232, l’abbaye de Clairvaux possède un reliquaire composé de plusieurs anciens reliquaires, dont l’encadrement mentionnait la relique du Roseau. (Frolow A., 512)

14-le 30 Septembre 1241, à Paris, Saint Louis reçoit les reliques de la Passion, dont l’acte de cession signé par Baudouin II en 1247, mentionne la relique du Roseau. (Frolow A., 530)

15-dès 1255 ? (En tout cas, de façon certaine au 17ème siècle) Dans la collégiale Saint-Amé de Douai, dans la Nièvre, un fragment de Roseau est conservé. Dor P., Reliquaires de la Passion, p. 189.

16-au 13ème siècle, est conservé dans la cathédrale de Cologne, mais actuellement à Chalandon, un reliquaire renfermant notamment une relique de arundine qua cesum est caput Domini d’après l’inscription gravée sur ce dernier. Mély F., Exuviae, pp. 378-383.

 

D'après l'article de Majeska.,[1] à Constance se trouvait une relique du Roseau. Malheureusement aucune précision n'est donnée en ce qui concerne la date.

Rohault de Fleury fait mention mais sans donner de dates, d'une relique du Roseau au couvent d'Andechs, en Bavière, ainsi que deux Roseaux ou Cannes au couvent de Watoped, sur le Mont Athos.[2]

Collin de Plancy, dit sans donner de précision supplémentaire que la relique du Roseau était conservée en la basilique Saint Jean de Latran de Rome et à Novgorod.[3]

 

Historique

 

Un récit de pèlerinage, celui de la pèlerine Egérie, qui est arrivée à Jérusalem en 381 et en est repartie en 384, fait mention du Roseau.[4]

 

Vers 570, d'après le témoignage d'Antonin de Plaisance, la relique du Roseau est conservée dans une des chapelles de l'atrium de la basilique du Saint-Sépulcre, à Jérusalem.

 

Saint Jean Damascène (650-749) dans son traité Contre les calomniateurs d’images,[5] mentionne la relique.

 

Il est certain que la relique du Roseau a été transférée à Constantinople, mais à partir de quelle date, là est la question...

 

La relique y est bien présente au 10ème siècle: en effet, dans une lettre, datée de 958, l’empereur Constantin VII Porphyrogénète s'adressant à ses armées, parle de l’arrivée d’une eau sanctifiée au contact des reliques de la Passion, et énumère parmi elles « le roseau qui fait des miracles…et les autres signes de la Passion immaculée. »[6]

 

La relique du Roseau à Constantinople est mentionnée sept fois avant 1204, et sept fois encore, entre 1261 et 1453 à Constantinople, malgré son arrivée à Paris et sa réception par Saint Louis au 13ème siècle.[7]

 

Culte

 

Dans une lettre à ses armées, datée de 958, l’empereur Constantin VII Porphyrogénète parle de l’arrivée d’une eau sanctifiée au contact des reliques de la Passion, dont  « le roseau qui fait des miracles…»[8]Ainsi l'usage de l'eau qui a été mise en contact avec la relique du Roseau, peut montrer l'importance de cette relique aux yeux des chrétiens.

 

 

 

 

 

 

 

 


 

[1] Majeska G. P., “The relics of Constantinople after 1204” in Byzance.

 

[2] Fleury C., Mémoire, p. 269.

 

[3] Collin de Plancy J.A.S., Dictionnaire, Tome II, p. 74.

 

[4] Maraval P., Récits, Egérie, p. 61.

 

[5] Saint Jean Damascène, Contre les calomniateurs d’images, Orat., III, 34.

 

[6] Marion A., Lucotte G., Le linceul, pp. 40-41.

 

[7] Majeska G. P., article “The relics of Constantinople  after 1204,”p. 184, dans Byzance.

 

[8] Marion A., Lucotte G., Le linceul, pp. 40-41.

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

La relique du Roseau

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